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Décodage du bruxisme

image : freepik.com

Qu’est-ce que le bruxisme ?

Le bruxisme désigne des mouvements involontaires de grincement ou de serrement des dents et de la mâchoire, le plus souvent la nuit.

Décodage de ce symptôme

Comme ce problème touche la mâchoire et les dents, le décodage de ces diverses parties du corps sont à prendre en considération.

La mâchoire 

La mâchoire est la partie du squelette qui permet de mobiliser la bouche dans le but de l’ouvrir, de la fermer, de mastiquer.

Directement liée à la parole, elle symbolise l’affirmation, la verbalisation, mais également la puissance et la défense (imaginez la mâchoire du lion, du requin ou du corcodile). Avec la mâchoire, on s’exprime, on attrape, on mord, on “tient bon“.

Les dents

Les dents, servent à découper et broyer les aliments. Au niveau symbolique, elles sont reliées à la manière de faire face aux situations, de trancher, de décider, de se défendre, mais aussi à la manière d’exprimer sa colère et son agressivité. (Là encore, repensons au lion, au requin, au crocodile. La mâchoire est impressionnante, certes. Mais elle ne serait pas grand chose sans l’alignée de dents effrayantes)

Décodage des fonctions des dents

  • Incisives : C’est avec elles que l’on croque. Elles symbolisent la manière d’aborder les choses, sa façon d’oser et de commencer.

  • Canines : Véritables crochets, elles marquent la défense, la morsure, la puissance et la manière de protéger son territoire. (Là on pense au chien, babines retroussées, qui vous invite clairement à reculer hors de chez lui)

  • Prémolaires et molaires : Ce sont les dents qui broient. Elles marquent le choix, l’engagement, l’intégration d’expérience, la transformation mais aussi la capacité à « broyer ».

Décodage du bruxisme centré et excentré

Le bruxisme centré (serrer très fort les dents) renvoie volontiers à une colère, une rage, une frustration contenue, qui ne trouve ni lieu ni forme pour être exprimée. La personne encaisse, se contrôle, ravale ses mots et ses besoins, comme si serrer les dents empêchait la parole ou l’explosion, mais au prix d’une crispation constante.

Le bruxisme excentré (grincement, frottement des dents) est plus souvent relié à un fond d’angoisse, d’appréhension et d’hypervigilance face à des situations vécues comme menaçantes ou difficiles à digérer. Le grincement illustre alors une tentative inconsciente de mâcher et de traiter une tension qui ne se règle pas, avec une anxiété diffuse parfois ancienne.

Les évènements qui peuvent générer du bruxisme 

  • Colère / rage refoulée, humiliation ou critiques anciennes, souvent dès l’enfance, avec difficulté à s’affirmer et à dire ce que l’on ressent. Serrer les dents permet ainsi d’éviter de blesser l’autre avec sa colère.

  • Stress chronique, sur‑responsabilité, pression de performance, chocs émotionnels (séparation, deuil, perte d’emploi…) avec une impossibilité à mettre des mots dessus, à verbaliser. Serrer les dents, ici, sert à tenir le coup.

  • Peur de déplaire, tendance à prendre sur soi plutôt que de confronter l’autre, ce qui favorise la crispation inconsciente. Serrez les dents sert à garder pour soi ses émotions. A ne pas les faire porter à autrui.

  • Secret qu’il a fallu taire. Cette composante est très souvent présente lors de bruxisme. Cela peut se rapporter à un vécu de l’enfance où quelqu’un a demandé de ne rien dire pour s’éviter des ennuis. La personne se retrouve avec une mâchoire verrouillée par le secret. Serrer les dents permet de ne pas cracher le morceau, garder le secret.

Dans cette lecture, le bruxisme fonctionne comme un compromis visant à mordre sur ses propres dents, pour évacuer une charge émotionnelle devenue trop forte.

Pistes de travail psycho-émotionnel

En cas de bruxisme, la base est de redonner la parole à ce qui ne peut ou n’a pas pu être formulé.

Vous pouvez, dans un premier temps :

  • Explorer les colères, frustrations, injustices non dites, particulièrement vis‑à‑vis de figures d’autorité (dans la sphère familiale ou professionnelle).

  • Travailler l’affirmation de soi : apprendre à dire non, à poser ses limites, à exprimer son désaccord avant que le corps ne « serre » à notre place.

  • Revenir sur les contextes d’angoisse ou de choc où il a fallu « encaisser en silence » ; remettre du sens, de la parole et du soutien là où il n’y en avait pas.

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