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Maladie auto-immune, la sclérose en plaques se caractérise par une destruction de la gaine de myéline qui protège les nerfs. Les tissus se sclérosent par plaques.

Comme un cordon électrique, dont la partie en caoutchouc se détruirait progressivement, la gaine de myéline se désintègre jusqu’à ce que l’axone, la fibre nerveuse qui conduit le signal électrique, soit lui aussi endommagé. A ce moment, les signaux ne passent plus entre le cerveau et les membres.

Dès la destruction de la myéline, la communication est perturbée et occasionne différents symptômes :

Sensations de :

  • pesanteur
  • serrement
  • brûlure
  • engourdissement
  • insensibilité
  • fourmillements

Mais également :

  • perte de vision (névrite optique) qui est souvent le premier symptôme transitoire.
  • douleurs
  • fatigue
  • troubles de la coordination pouvant amener à une incapacité à se mouvoir.

Les symptômes et l’évolution varient d’une personne à l’autre. 

Cette maladie évolue généralement par poussées successives. La personne perd des facultés lors de la poussée et les récupère en partie, mais pas totalement, entre les poussées.

La dégradation de l’état général peut être très lente, sur plusieurs décennies.

Dans 80 % des cas, la maladie se déclare entre 20 et 40 ans et le plus souvent chez les femmes.

Définition du mot sclérose

(dictionnaire Le Robert)

nom féminin

1. 1.
MÉDECINE
Durcissement pathologique (d’un organe, d’un tissu).

2. 2.
AU FIGURÉ
État, défaut de ce qui ne sait plus évoluer ni s’adapter.

À la lecture de la définition de la sclérose, il est possible de poser cette première question : à quoi ne puis-je ni évoluer ni m’adapter et qui m’a conduit à me durcir ?

La myéline

Il s’agit de cette substance graisseuse entourant les fibres nerveuses qui se détruit lors d’une sclérose en plaques.

Son rôle est double : protection et augmentation de la vitesse de conduction des messages nerveux.

Par sa destruction, la conduction sensorielle est atténuée, modifiée (sensations de fourmillements, d’enserrement), voire interrompue. Le conflit à rechercher serait donc celui d’un contact non désiré, traumatisant, dont on doit se protéger, se durcir, et en ressentir le moins possible.

Les pistes ici sont multiples. De nombreuses situations peuvent engendrer ce type de ressenti. 

On pense évidemment aux abus, harcèlements, attouchements.

Mais n’oublions pas les actes médicaux invasifs. Un enfant dont on aurait dû entraver tous les mouvements pour lui faire une intervention médicale, chirurgicale, dentaire, un vaccin, une anesthésie, …

Et encore, une ambiance familiale dure, où la violence peut être présente, où la personne doit répondre à des ordres, obéir, et ne peut pas évoluer et développer ses propres ambitions et dons. « Il ne fallait pas bouger une oreille ! »

Finalement, toutes ces situations d’adaptation impossible à une situation dramatique qui n’évolue pas et dans laquelle la personne se sent prise au piège.

Le nerf = l’ordre, le projet

Le cerveau envoie un ordre au corps. Par exemple, de marcher jusqu’à la porte lorsque l’on entend la sonnette.
Cet ordre passe du cerveau aux organes grâce aux nerfs.
Si le nerf est atteint ou détruit, l’ordre ne passe plus.
Ainsi, l’élan qui prend source dans la pensée est coupé de toute action. Comme s’il fallait absolument que l’action ne puisse pas être concrétisée.

La SEP étant une maladie auto-immune, il est important de prendre en considération cet aspect spécifique de la pathologie.
Quand son système de défense se retourne contre soi, le message perçu par l’organisme est le suivant : je suis moi-même le danger.

Dans le cas d’une sclérose en plaques, la personne peut avoir la conviction d’être le danger pour :

  • Ses parents, dont elle peut avoir été tenue responsable du divorce, par exemple.
  • Son clan, si elle prend des décisions à l’encontre des loyautés familiales ou qu’elle décide de partir, d’émigrer.
  • Un enfant ou un animal, dont son acte aurait pu entraîner un grave accident ou la mort (généralement par chute verticale, une spécificité du conflit de la SEP).

Mais également et finalement, pour elle-même -> « mes propres actes pourraient conduire à ma perte ». On peut retrouver, dans la filiation, des traumatismes liés à des suicides ou à des chutes mortelles.

La spécificité de la chute verticale

Il y a une grande peur de la chute et de ses conséquences, dans les causes de la SEP.
La chute au sens réel, mais également au sens figuré : peur de tomber ou d’entraîner la chute d’autrui.
Peur également de devoir remonter après avoir chuté. Par exemple, de risquer une faillite et de devoir ensuite remonter une nouvelle entreprise.
D’avoir vécu la chute de son mariage et de devoir remonter une nouvelle famille (tomber du nid), …

En conclusion

La sclérose en plaques est une pathologie liée au projet dans un grand conflit de peur de la chute et de ses conséquences. Cette peur peut provenir d’une situation dramatique unique, ou d’une histoire plus générale, une ambiance familiale dans laquelle la personne a grandi.

Certaines personnes peuvent se sentir réellement comme prises au piège dans un projet de vie qui n’est pas le leur et dont elles ne trouvent ni possibilités d’évolution ni possibilités d’acceptation.
Les personnes atteintes sont finalement obligées d’obéir et d’agir à l’encontre de leur volonté et de leurs désirs profonds.
L’ambivalence de cet état se traduit par les poussées successives de la maladie. La personne ne remet pas en question le système qui la paralyse. Et lorsqu’un élément extérieur vient réactiver le conflit, une poussée survient, annihilant toutes possibilités d’évolution. Se figer, ne plus bouger et ne pas trop ressentir restant, malheureusement, la seule réponse et solution psychobiologique.

Quelle issue ?

Il n’en existe pas une seule. Elle doit être personnalisée à la problématique qui aura engendré la survenue des symptômes. La personne pourra remettre fondamentalement en question ce qui la paralyse.

Sortir de la sclérose en plaques – congrès de mars 2012 – Olivier Soulier

Sources :

Jean-Jacque, F. (2016). PSYCHOBIOLOGIE APPLIQUEE – TOME II : DECODAGES PSYCHOBIOLOGIQUES. NEOSANTE.

Eduard Van des Bogaert (2007) Dictionnaire des codes biologiques des maladies. ASBL Téligaté

Aspects de la maladie. (s. d.). Société suisse de la SEP. https://www.multiplesklerose.ch/fr/propos-de-la-sep/sclerose-en-plaques/aspects-de-la-maladie/?gclid=CjwKCAiAs8acBhA1EiwAgRFdwyh3U977f9e6qdxEyDVcdOwLEQpwXPOtprwrCCYoe601vn5brDkjTxoCv4wQAvD_BwE

 

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